La Génèse
Il y a eu le besoin, puis l’engouement….
Tout a commencé par une broderie sur un sac de cuir – un vieux sac de mon épouse, en 2016.
Puis, en 2020, j’ai enfin osé m’attaquer à une pièce de cuir (une chute en fait), assez grande pour y glisser une cornemuse écossaise démontée. Ce fut une révélation.
Enfin, autour d’un café, une discussion avec un ami à propos d’un sacoche pour homme, celle qui me conviendrait, en fonction de critères pragmatiques (je voulais éviter la chaise triangle à trois pieds…). Mon passé militaire aidant, j’ai adapté un modèle de sporan (sacoche de cuir que l’on porte sur un kilt) en un sac de cuisse.
J’ai appris les rudiments de coupe, de couture de base pour un premier prototype. Qui dit prototype, dit essais sur du long terme, menant à un deuxième, troisième, afin d’arriver à celui qui me conviendrait vraiment.
En cela, je n’étais pas seul. Effectivement, si j’avais osé toucher à ce merveilleux et noble matériau, c’était en partie grâce à mon épouse qui avait entamé une formation en maroquinerie.
Le Projet - l'Entreprise
D’un sac pour homme, vint le premier sac pour femme. Une photo envoyée à un ami, avec un retour très positif et encourageant devait m’amener à la question inéluctable : pourquoi ne pas en faire mon métier. J’ai donc conçu plusieurs modèles, en appliquant les préceptes d’excellences à chacune de mes créations. J’ai également appliqué l’adage du savoir faire et du faire savoir.
Le résultat était là – l’esprit de mon arrière grand-père, bottier de métier accompagnait mes gestes. Mes sacs faisaient pétiller les yeux de ces dames, et les hommes appréciaient le sac pour cuisse et tout le concept, la réflexion.
Certes, l’aspect extérieur plaisait, mais il n’y avait pas que cela. En effet, mon expérience de chef de projets m’avait permis d’aller au-delà, en me mettant dans l’utilisation au quotidien du sac, de ce que je pouvais y apporter, des besoins avérés des futurs propriétaires.
C’est toute cette vision qui faisait l’unanimité – le tout finissant de me convaincre, si il en était besoin, que j’étais sur la bonne voie pour me lancer dans cette aventure : devenir indépendant en tant qu’artisan maroquinier.
L'artisanat local - l'excellence - des produits uniques
Tous mes sacs découlent de prototypes qui sont testés par des « ambassadrices et ambassadeurs de la marque ». Les différents articles sont utilisés aux quotidiens, et je prends en compte les retours quand aux différents éléments entrant dans la composition de mes créations.
De même, je suis fier de pouvoir dire que le cuir que je travaille provient de tanneries françaises.
En effet, si je fais au quotidien la promotion des marchés locaux, des circuits courts, je pense faire partie de ceux qui font la promotion de l’artisanat local, afin de revenir aux fondamentaux, aux vraies valeurs.
C’est l’esprit que je retrouve lorsque je fais ma promotion – les gens voulant de plus en plus du fait-main, connaître les artisans, savoir d’où viennent les produits. Mais surtout, ils apprécient l’histoire, la genèse de la chose. En effet, ils aiment savoir que l’article, le produit qu’ils viennent d’acquérir a une histoire – cet objet devient même unique en ce sens.